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I.2. PAYSAGE RESSENTI Les terres de brandes sont également nommées « Montmorillonnais », mais cette dénomination s’applique aussi aux vallées qui sillonnent le secteur, décrites spécifiquement. La présente fiche fait donc état des paysages qui s’étendent sur les plateaux…tout en précisant, en introduction, l’importance considérable des vallées, très contrastées, et qui apparaissent dans tous les parcours du secteur. La perception des paysages des plateaux, donc, est principalement conditionnée par la platitude du relief, qu’occupent des cultures et des prairies sans originalité. On n’y trouve cependant pas les vastes amplitudes des plaines plates et dégagées : non seulement les parcelles n’ont pas le gigantisme des plaines d’openfields, mais en outre, la campagne est hérissée de nombreux motifs végétaux qui interviennent entre l’observateur et l’horizon. Bosquets, haies, arbres isolés, s’articulent entre eux et aux cultures avec une certaine variété. Mais ils ne semblent pas véritablement former de composition « qui se tienne ».C’est probablement parce que ces combinaisons ne rencontrent aucun « paysage mental » auquel elles correspondraient, faute de représentation. Il en résulte, il est vrai, un certain ennui, du fait de la pauvreté des horizons, de la rareté du bâti, un ennui que renforce une certaine maigreur des motifs végétaux eux-mêmes. Les haies, par exemple, laissent souvent l’impression d’être à la fois incomplètes, et incomplètement entretenues. Cependant, la beauté des arbres vient donner de la vigueur au paysage : des chênes le plus souvent, à la silhouette remarquable, se détachent en isolé dans les champs, ou le long d’une haie, voire au long des routes. Et la présence des animaux au pré anime aussi, de loin en loin, ce paysage peut-être pas aussi morne que ne le disent les guides ! En particulier, chaque petit mouvement du relief, micro vallée, dépression, apporte une scène plus animée dans les parcours.  |
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